Les [In]attendues

Il y a la danse que l’on cherche, et celle qui nous trouve.
Avec Les [In]attendues, [H]ikari Production s’invite au cœur de la ville pour offrir des parenthèses chorégraphiques là où on ne les attend pas. Entre deux rues, sur une place ou au détour d’un regard, ces formes légères et impromptues transforment l’espace public en une scène éphémère. Une invitation à suspendre le temps, à redécouvrir nos lieux de vie et à laisser la poésie du mouvement bousculer le quotidien avec douceur.

Entendre les respirations, écouter les silences, ressentir, à nouveau, l’émotion du partage…
Ces petits duos d’une trentaine de minutes sont proposés tout au long de l’été 2022 sur le territoire ligérien, dans l’espace public et en accès gratuit pour tous.

En novembre 2020, après une vague reprise de l’activité culturelle en France et dans le Monde, la vie est de nouveau à l’arrêt pour une période indéterminée.

D’après l’OMS, il va nous falloir apprendre à vivre avec le virus.

Dès lors, nous refusons de nous résigner à voir les salles de spectacles désespérément clauses quand métros, trains et avions restent bondés.

Nous regardons des spectacles derrières nos écrans, suivons nos cours de danse en podcast, créons sur Zoom… autant de subterfuges qui n’ont plus rien de « vivant ».

Oui, apprenons à vivre avec le virus, transposons nos talents et nos compétences là où nous pouvons encore le faire : dans l’espace public, derrière des vitres, à distance, partout et surtout pas virtuellement.

Entendre les respirations, écouter les silences, ressentir, à nouveau, l’émotion du partage.

Donner à la ville / aux citoyen·nes / au public l’occasion de ne pas oublier que le spectacle vivant, c’est d’abord et surtout une émotion partagée et qui ne passe pas toujours la barrière de l’écran. 

Ne pas oublier pourquoi nous avions choisi ce métier, ne pas oublier la pulsion de vie, ne pas oublier que le spectacle vivant manque à nos vies, ne pas s’oublier, ne pas nous oublier.

Ces performances sont pensées pour l’espace public avec un accès gratuit, en période de confinement derrière des vitres (écoles, EPHAD, gymnases hébergeant des migrants, CHU, etc) ou en période de « déconfinement », dans des lieux identifiés du territoire.

Quand on proposa à Winston Churchill de couper dans le budget culture pour aider l’effort de guerre, il répondit tout simplement « mais alors, pourquoi nous battons-nous ? »

Si nous n’avons trouvé aucune preuve de la véracité de ces propos, c’est pourtant bien ce qui nous anime. À quoi auront servi tous nos efforts si au final l’Art Vivant disparait au profit du numérique ?